Le microcrédit: une solution… sous conditions

Petite échoppe alimentaire, Mysore, Etat du Tamil Nadu, Inde (G.Paul)


Les initiatives de microcrédit sont-elles la solution miracle aux problèmes de pauvreté ou sont-elles simplement un moyen détourné pour permettre aux banquiers de s’enrichir? A travers la revue d’ouvrages sur le sujet ainsi que des entrevues in situ réalisées avec deux importantes organisations de charité opérant dans l’état du Kerala (Inde du sud), l’auteure explore les critiques positives et négatives associées au microcrédit, plus particulièrement en Inde, où une grave crise a secoué le secteur en 2010.

Au cours de la dernière décennie, les initiatives de micro-crédit ont explosé et sont devenues très populaires dans les débats sur les stratégies d’éradication de la pauvreté. En septembre 2010, plus de 5,3 milliards de prêts avaient été accordés en Inde1. Peu de temps après, une grave crise secoue le secteur suite à la publication de rapports mettant en lumière une série de suicides commis par des emprunteurs croulant sous les dettes. Trois ans plus tard, le nombre de microcrédits chute pour la première fois en treize ans2. Serait-ce la fin de la lune de miel entre le microcrédit et les professionnels du développement ?

L’ABC du microcrédit

Le microcrédit est généralement considéré comme un prêt de somme modique (souvent autour de 20 dollars)3 dont peuvent bénéficier les secteurs pauvres et marginalisés de la population qui n’ont généralement pas accès au crédit bancaire. Les taux d’intérêt varient grandement (tel que discuté ci-après). Les crédits obtenus sont souvent utilisés pour l’acquisition d’animaux d’élevage, pour le tissage de paniers ou encore pour démarrer des petits commerces de thé, épiceries et autres micro-entreprises.

Il existe différents types de crédit. On pense notamment au crédit traditionnel, c’est-à-dire le crédit informel (par exemple les prêteurs sur gages), les crédits octroyés par des ONG (de charité ou d’autres types tel l’organisation Kiva4), les crédits spécialisés ou articulés autour d’activités spécifiques (notamment les banques de développement rural ou agricole) ou encore les coopératives de microcrédit (les associations d’épargnants), etc5.

Le microcrédit a principalement émergé après la création de la réputée Grameen bank, fondée en 1976 par le prix nobel d’économie et hommes d’affaires bengali Muhammad Yunus et officiellement mise sur pied en tant que « banque des pauvres » en 19836.

Le microcrédit n’a pas – ou à tout le moins n’avait pas – vocation à ne devenir qu’une source additionnelle de revenus destinée à la consommation. Au contraire, il s’est initialement développé avec l’objectif d’appuyer les plus vulnérables et de permettre la création d’une nouvelle source de revenus leur permettant de sortir de la pauvreté7.

Microcrédit sous surveillance: suicides, inefficacité et avarisme

Au cours des dernières années, et plus particulièrement après la publication de rapports pointant du doigt une vague de 200 suicides lies à de petits emprunteurs incapables de rembourser leurs dettes, le secteur du microcrédit a essuyé d’importantes critiques. Les acteurs privés (mais aussi les ONG) ont été accusés d’imposer des taux d’intérêt élevés et disproportionnés, allant de 18% à d’effarants taux atteignant parfois les 200%. Les taux élevés sont souvent justifiés par les coûts administratifs engendrés par l’éloignement géographique des bénéficiaires ainsi que le peu de disponibilité de ces derniers, obligeant des déplacements avant ou après les heures de travail. Malgré le fait que de tels coûts sont possiblement plus élevés que ceux assumés par les banques, plusieurs des taux imposés ont été qualifiés de scandaleux.

De surcroît, certains acteurs ont été accusés de recourir à des méthodes coercitives de recouvrement des prêts. Celles-ci incluent le harcèlement et l’humiliation des débiteurs, notamment en exigeant (illégalement) le paiement de la dette par la communauté, en campant devant la maison des emprunteurs ou en saisissant leurs biens personnels. Terrifiés, ceux-ci se tournent vers d’autres créanciers, déclenchant ainsi le cercle vicieux du surendettement. Situations qui peuvent mener aux conséquences tragiques que nous connaissons8.

Les détracteurs du microcrédit soulignent également l’absence de preuves démontrant l’efficacité des initiatives de microcrédit dans l’éradication de la pauvreté. La plupart des études ne seraient pas suffisamment approfondies pour valider la corrélation entre les programmes de microcrédit et la réduction de la pauvreté9. La microfinance (qui va au-delà du microcrédit) peut s’avérer être un outil efficace pour la création de microentreprises, permettant notamment de libérer, par l’apport d’une source de revenu additionnelle, les personnes pauvres d’une perpétuelle incertitude financière10. Néanmoins, les effets directs de la microfinance sur la réduction de la pauvreté et les avancées sociales – notamment pour les femmes- demeurent incertains11. Cela s’explique notamment par la complexité du secteur, par la multiplication des acteurs œuvrant dans le domaine ainsi que par l’absence d’études comparées réalisées sur des périodes s’échelonnant sur du moyen à long terme12.

Je n’aurais jamais pu imaginer qu’un jour le microcrédit donnerait naissance à sa propre espèce de requins sans scrupules.
Muhammad Yunus, fondateur de la Grameen Bank

La privatisation du secteur a entraîné des conséquences critiques avec, notamment, la multiplication des agences de microcrédit et l’inscription en bourse de certaines, ouvrant la voie à la spéculation financière dans le secteur13. En Inde, une règlementation trop stricte (limitant les sommes pouvant être empruntées) est souvent invoquée pour justifier le passage de certaines structures initialement à but non lucratif sur le marché privé. Dans son ouvrage Confessions of a Microfinance Heretic (qui a fait beaucoup de bruit dans le milieu), l’auteur britannique et expert en microfinance Hugh Sinclair soutient que le microcrédit a été accaparé par des acteurs privés peu scrupuleux, perdant ainsi sa vocation originelle14. Il maintient qu’en définitive les acteurs profitant le plus du microcrédit sont les banques et les investisseurs. L’offre du “marché” du microcrédit est non seulement potentiellement énorme (les emprunteurs pauvres se comptent par millions), mais l’absence d’éducation et de connaissances sur les stratégies d’épargne et l’accès aux services bancaires des emprunteurs en font également des cibles facilement exploitables. Sans parler de l’absence de règlementation, en partie responsable des abus commis. Situation déplorable reconnue par Yunus lui-même qui, dans une lettre ouverte publiée dans le New York Times en janvier 2011, affirme : « Je n’aurais jamais pu imaginer qu’un jour le microcrédit donnerait naissance à sa propre espèce de requins sans scrupules. »15.

Dans le but de contrer cette situation, le gouvernement indien adopta, en mai 2012, un projet de loi portant sur le développement et la règlementation des institutions de microfinance. La « Reserve Bank of India » et le législateur possèdent maintenant le pouvoir de limiter les taux d’intérêt et marges de profit de ces institutions16. La loi recommande l’imposition d’un taux d’intérêt à 26% et est censée imposer des restrictions quant aux méthodes employées pour le recouvrement des prêts17. Il est encore trop tôt pour évaluer les résultats de sa mise en œuvre.

Tandis que le secteur continue à essuyer les critiques, certains auteurs tels que Sheila Macloed Arnopoulous et même le très critique Hugh Sinclair soulignent néanmoins le travail de certaines organisations qui restent fidèles aux préceptes de base du microcrédit.

Des exemples porteurs d’espoir

Les programmes de microcrédit des organisations à but non lucratif sont généralement organisés autour des « groupes d’entraide ». Ces groupes sont composés de membres d’un même village et oscillent généralement entre 10 et 25 membres. Des organisations non-gouvernementales indiennes comme Kottayam Social Service Society (KSSS) et Quilon Social Service Society (QSSS), interviewées pour cet article, concentrent leurs activités sur les groupes vulnérables et marginalisés, à savoir les femmes, les jeunes, les personnes âgées, les veuves, les personnes handicapées, les petits fermiers ainsi que les vendeurs de poisson. La plupart des membres des groupes d’entraide sont des femmes vivant en-dessous du seuil de pauvreté. Chaque groupe désigne des leaders qui sont en charge d’assurer la liaison avec les représentants des ONG (souvent des organisateurs communautaires). Les programmes de microcrédit possèdent plusieurs paliers de structure et varient d’une organisation à l’autre18.

Dans chacun des programmes menés par KSSS et QSSS, chaque membre d’un groupe d’entraide est tenu de faire un apport initial (environ 4 euros) pour constituer un fonds de crédit de départ (en plus de l’apport financier apporté par les organisations sous forme de dons). Les membres peuvent ensuite solliciter des prêts modiques à des taux d’intérêt largement inférieurs (entre 6 et 8,5%) à ceux exigées par les organisations privées. « Au sein des 1830 groupes que nous appuyons, ceux-ci choisissent les candidats en fonction de leurs besoins prioritaires (par exemple pour la construction d’un habitat, l’éducation de leurs enfants, pour démarrer une micro-entreprise…) », explique ainsi Sœur Linet, coordinatrice des employés de KSSS. « De cette manière, nous nous assurons que l’argent prêté n’est pas utilisé à d’autres fins, c’est-à-dire pour la dot des jeunes filles, les mariages ou simplement pour consommation personnelle. » Fait intéressant, l’argent généré par les intérêts revient au groupe qui voit ainsi grossir son fond de crédit. Au terme de quelques années, la contribution initiale apportée par les membres leur est rendue, en plus d’un partage commun des dividendes générés par les intérêts.

Les groupes d’entraide reposent sur un fonctionnement entre pairs. Cela signifie notamment que ce sont les membres qui exercent une pression réciproque pour s’assurer du recouvrement des prêts. Une telle manière d’opérer n’est pas sans créer des frictions dans le groupe (notamment à ses débuts), comme nous l’ont admis nos interlocuteurs tant à KSSS que QSSS. Toutefois, ce procédé permet, selon eux, d’encourager les discussions de groupe et les ententes consensuelles. Surtout, il n’implique aucune méthode de recouvrement des prêts qui soit coercitive. Il renforce le sentiment d’appartenance des membres à la communauté et permet à chacun de se sentir responsable par rapport à leur entourage. Et la méthode semble fonctionner : les organisations rencontrées ont toutes deux des taux de remboursement des prêts étonnamment élevés (plus de 95%)19.

En plus d’octroyer les prêts selon des critères de sélection spécifiques, les ONG semblent plus enclines que les acteurs privés à évaluer les résultats de leurs programmes de microcrédit. « Nous organisations des rencontres hebdomadaires avec les groupes et nos employés sont régulièrement en contact avec les leaders des groupes d’entraide”, affirme Rajesh Martin, Directeur exécutif de QSSS.

Une approche multidimensionnelle fondée sur les droits

Au-delà de l’appui à l’accès au crédit, certaines ONG adoptent une approche multidimensionnelle fondée sur les droits, dans le but de fournir aux bénéficiaires l’accompagnement et les outils nécessaires pour une amélioration pérenne de leurs conditions de vie.

Ces ONG vont au-delà du microcrédit et appuient les membres des groupes dans l’accès aux services bancaires et dans l’apprentissage du concept d’épargne. Elles encouragent notamment la création de « banques du peuple » au sein desquelles les membres peuvent accumuler leurs épargnes. QSSS a par ailleurs récemment mis sur pied un programme de micro-assurance permettant à des populations à faible revenu d’accéder à des contrats d’assurance vie20. Selon Pious Mallier, assistant directeur de QSSS, le programme aurait déjà permis à quatre femmes de bénéficier d’une assurance après la mort de leurs maris.

L’une des raisons expliquant le succès des programmes de microcrédit menés par des ONG dans l’amélioration des conditions de vie des bénéficiaires peut sans doute être attribué au fait que ceux-ci sont souvent accompagnés d’autres initiatives socio-économiques. Par exemple, les membres des groupes d’entraide bénéficient également de programmes de formation divers ainsi que d’accès à des projets innovateurs et générateurs de revenus alternatifs. Défiant certains aprioris culturels, ces formations touchent souvent des secteurs traditionnellement dominés par les hommes, tels que la conduite de taxi-tricycles à moteurs – les fameux « rickshaw» - et la cueillette des noix de cocos.

L’appui de QSSS aux femmes vendeuses de poisson constitue un exemple éloquent. Aux quatre coins de la ville de Kollam, située sur la côte est au sud de l’Inde, on y croise des femmes transportant leur produit dans de larges paniers en osier vissés sur la tête. Faute de moyen pour conserver le poisson, ces dernières doivent le vendre dans les heures suivant l’arrivage. Elles se retrouvent ainsi en situation de dépendance vis-à-vis des intermédiaires et autres marchands qui tirent profit de la situation en fixant les prix d’achat. Avec l’appui de QSSS, 20 femmes vendeuses de poisson ont démarré une unité de production.

Femmes travaillant dans l’unité de production de poissons mise sur pied par QSSS dans le cadre du programme Samruddhi, Kollam, Etat du Kerala, Inde (G.Paul)

Lorsque nous pénétrons dans la petite usine, nous sommes accueillis par la coordinatrice du projet et les 20 femmes qui y travaillent. L’unité est petite et brille par sa propreté : les femmes sont occupées à écailler et vider les poissons. Une fois le poisson nettoyé et coupé, celui-ci est ensuite emballé sur place. L’unité possède une chambre froide (la partie la plus coûteuse de toute l’installation) qui leur permet de conserver le poisson. A l’entrée du bâtiment, on aperçoit un modèle des attrayants points de vente arborant le nom du projet, installés dans certains endroits stratégiques de la ville. Les travailleuses nous accueillent avec de larges sourires, nous racontant les bienfaits du projet dans leur vie. Elles affirment avoir reçu le soutien de leurs maris, pour la plupart pêcheurs, contrairement à d’autres qui doivent faire face à la réticence des maris face à l’émancipation des femmes s’impliquant dans des projets de microcrédit. Après le succès de ce projet pilote, QSSS espère pouvoir recueillir les fonds nécessaires pour l’ouverture d’autres unités de production.

Dans son ouvrage Saris en scooter: la révolution du microcrédit dans l’Inde des villages, Sheila Mcleod Arnopoulous aborde de nombreux exemples de succès résultant de centaines d’entrevues conduites au cours de son enquête. En voici quelques-uns. Au début des années 80, plus de 6000 marchandes ambulantes se sont regroupées afin de créer leur propre banque21. En 1998, une fédération de femmes membres de groupes d’entraide ont aidé plus de 800 jeunes filles travaillant dans des champs de coton à réintégrer leurs cours (ou à tout le moins des écoles de transition)22. Dans l’état d’Andra Pradesh, avec le soutien de l’ONG Gram, des milliers de femmes ont mis sur pied, avec les buffles qu’elles possèdent, une entreprise de production laitière dirigée par une femme dalit (auparavant appelée la caste des « intouchables »)23.

Les résultats d’enquête d’Arnopoulous peuvent certes être accusés d’être trop complaisants et de ne pas suffisamment aborder les principales critiques formulées à l’égard du secteur24. Tout au long de son ouvrage, elle met en valeur des initiatives ayant contribué à l’émancipation des femmes, à la revendication de leurs droits et notamment l’accès à l’éducation et aux services de santé pour elles et leurs familles. De tels résultats ont également été confirmés par d’autres études25 même si, tel que discuté en première partie, elles méritent d’être approfondies.

Leadership et émancipation

Les groupes d’entraide peuvent également constituer des vecteurs permettant aux femmes de développer leurs capacités de leadership, devenant ainsi de puissantes actrices sociales. Selon les employés de QSSS, plusieurs femmes membres des groupes d’entraide se sont illustrées sur la scène politique locale et siègent maintenant dans différents conseils municipaux.

A travers des programmes tels que SPED-III mené par QSSS, les ONG encouragent également la participation citoyenne dans les processus de développement et de planification. Le projet est décrit comme étant articulé autour d’une « stratégie interventionnelle de développement durable par l’entremise de l’effort collectif, de l’appropriation et de la participation citoyenne. »26

Les membres participent donc activement aux processus de prise de décision sur des sujets les concernant directement ; identifient eux-mêmes leurs besoins en matière de développement et la manière dont ils souhaitent exploiter leurs ressources, tout en interagissant avec les élus locaux », souligne Mme Roshni, coordinatrice du projet SPED-III. En soutenant une approche participative aux enjeux de développement, QSSS contribue à bâtir les fondations d’une véritable émancipation pour les femmes et les hommes et permet de donner aux initiatives de microcrédit une dimension allant au-delà des simples prêts.

Un processus essentiel vers une plus grande justice sociale?

 A ce jour, les effets bénéfiques du microcrédit sur le développement et les enjeux sociaux demeurent incertains. Au vu des abus commis dans le secteur et récemment exposés au grand jour, différentes mesures, notamment une règlementation plus stricte, s’imposent si l’on souhaite revenir aux intentions originelles du secteur. Heureusement, certains acteurs de la société civile continuent de servir celles-ci en soutenant ceux dans le besoin à travers des projets de microcrédit. Les ONG comme QSSS et KSSS y parviennent avec succès au point que le gouvernement indien se sert maintenant d’elles et de leurs projets de microcrédit comme intermédiaires dans la gestion d’importants prêts publics.

Le microcrédit peut-il toujours être considéré comme un outil permettant l’émancipation de ceux vivant dans la pauvreté ? La réponse est sans doute oui, mais un oui timide sous conditions. Parmi celles-ci: la tenue à l’écart des acteurs privés peu scrupuleux et l’accompagnement des bénéficiaires par l’entremise d’approches multi-dimensionnelles fondées sur les droits. Ayant pu constater sur le terrain l’impressionnant travail abattu chaque jour par les femmes dans les zones pauvres et rurales de l’Inde du sud, nul doute que les femmes ont la capacité de transformer le microcrédit en une force de changement alternative pour le pays. On ne peut alors qu’abonder dans le sens de Sheila Mcloed Arnopoulous lorsqu’elle affirme que “parmi les femmes […] les avancées sociales sont toujours aussi importantes que l’amélioration de leurs conditions de vie. Elles ne cessent jamais d’être activistes et porte-paroles de la justice sociale. »27


  1. Yoolim Lee and Ruth Davis, « Suicides in India revealing how man made a mess of microcredit », Bloomberg Markets Magazine, 29/12/2010, http://www.bloomberg.com/news/2010-12-28/suicides-among-borrowers-in-india-show-how-men-made-a-mess-of-microcredit.html
  2. Tavia Grant, « Microcredit loans fall for first time in 13 years », The Globe and Mail, 5/2/2013, http://www.theglobeandmail.com/report-on-business/microcredit-loans-fall-for-first-time-in-13-years/article8207849/
  3. Le revenu par habitant est de 4,95 dollars US par jour, avec 32,7% de la population totale disposant de moins de 1,25 USD par jour (selon les prix internationaux de 2005). Banque mondiale, Inde : http://donnees.banquemondiale.org/indicateur/SI.POV.DDAY et http://donnees.banquemondiale.org/pays/inde
  4. Qui offre la possibilité à tout individu de soutenir un projet de son choix partout dans le monde : http://www.kiva.org
  5. Grameen Bank, « What is microcredit? », http://www.grameen-info.org/index.php?option=com_content&task=view&id=28&Itemid=108
  6. Les emprunteurs détiennent 95% de la banque. http://www.grameen-info.org/index.php?option=com_content&task=view&id=26&Itemid=175
  7. Cédric Gouverneur, « Microcrédit, le commerce de la misère », Le Monde diplomatique, Avril 2012
  8. Cédric Gouverneur, « Microcrédit, le commerce de la misère », Le Monde diplomatique, Avril 2012
  9. Notamment celles disponibles sur la plateforme Financial Access Initiative and Poverty Lab. David Bornstein, « Grameen and the Public Good », Opiniator, The Times, 24/3/2011
  10. Voir David Bornstein, « Grameen Bank and the Public Good », the Opiniator, New York Times, 24/3/201, http://opinionator.blogs.nytimes.com/2011/03/24/grameen-bank-and-the-public-good
  11. Voir, entre autres, le résultat des recherches de l’économiste Kathleen Odell, Measuring the Impact of Microfinance, Grameen Foundation Publication Series, 2010. Voir notamment le chapitre « Traditional microcredit in India »
  12. David Bornstein, « Grameen Bank and the Public Good », the Opiniator, New York Times, 24/3/2011, http://opinionator.blogs.nytimes.com/2011/03/24/grameen-bank-and-the-public-good
  13. On pense notamment à SKS, organisation initialement sans but lucratif qui compte parmi les plus importants acteurs du micro-credit en Inde.
  14. L’auteur a même créé un site web incluant les sources et preuves soutenant les affirmations avancées dans son ouvrage. Pour une brève revue du livre, voir notamment Louise Armitstead, « Micro-finance is under threat from greed – and it is the poor who are suffering », Telegraph, 30/6/2012, http://www.telegraph.co.uk/finance/newsbysector/banksandfinance/9366979/Microfinance-is-under-threat-from-greed-and-its-the-poor-who-are-suffering.html
  15. Traduction libre
  16. PRS Legislative Research, Microfinance Institutions (Development and Regulation) Bill, 2012, http://www.prsindia.org/billtrack/the-micro-finance-institutions-development-and-regulation-bill-2012-2348/
  17. Vijay Mahajan, « Rebuilding a stronger microfinance sector in India », India Knowledge Warton, 26/7/2012, http://knowledge.wharton.upenn.edu/india/article.cfm?articleid=4696
  18. Voir notamment la structure de QSSS qui soutient des groupes d’entraide regroupant plus de 35 000 membres: http://www.qsss.org/women-development.html
  19. En plus des groupes d’entraide, les deux organisations ont créé des programmes de microcredit à plusieurs paliers permettant l’accès éventuel à des prêts plus importants. Voir par exemple les programmes de KSSS: http://www.ksss.in/department-intervensions/micro-financing-schemes/
  20. QSSS, Social Security, LIC – Micro insurance- Jeevan Madhur, http://www.qsss.org/social-security.html
  21. Sheila Mcleod Arnopoulous, Saris on Scooters: How microcredit is changing village India, Dundurn Press, Toronto, 2010, p.97
  22. Sheila Mcleod Arnopoulous, Ibid, p.34
  23. Sheila Mcleod Arnopoulous, Ibid, p.249
  24. Par ailleurs, une partie de ses recherches repose sur une collaboration réalisée avec l’organisation controversée SKS.
  25. David Bornstein, « Grameen Bank and the Public Good », the Opiniator, New York Times, 24/3/2011, http://opinionator.blogs.nytimes.com/2011/03/24/grameen-bank-and-the-public-good
  26. SPED-III programme report, 2012, QSSS (traduction libre)
  27. Sheila Mcleod Arnopoulous, Ibid, p.255

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